La bohème

Peut-être sont-ils les fils perdus des Atalantes ? Ils ont dans les yeux d’innombrables pays traversés et des chansons d’Espagne au bout des doigts. Leurs femmes ont des cheveux noirs presque aussi longs que leurs robes qui virevoltent au son des guitares. Ils racontent souvent des fariboles et nous vendent du bonheur pour pas cher mais c’est parce qu’ils sont amis du vent. Plus épris de liberté que de confort ils nous disent un temps antique où tous les hommes leur ressemblaient. Leurs enfants s’appellent Djéna, Ylenzo ou Tidji, Dayana et dans l’âme de ces gamins la tristesse est parfois encore plus lumineuse que leurs rires. Il faut dire qu’à force de lire l’incompréhension dans le regard de leurs copains sans roulotte ils ont cultivé un mystérieux et beau recoin inaccessible à beaucoup, la différence.

 

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7 Réponses to “La bohème”

  1. Joë Says:

    Vision romantique assez éloignée de la réalité que je connais (de près). « Libre como el aire, libre como el viento… »

    • Serge Says:

      Bien sur, Xavier, que c’est une vision romantique mais si je voulais être  »moins éloigné de la réalité » je n’écrirais pas, ou tout du moins pas de poésie.

  2. Ile E. Says:

    « La différence » est une des grandes richesses inépuisables, elle permet d’aiguiser le coeur, l’esprit et l’âme à la tolérance et au respect. Un plaisir Serge de te lire dans la culture de cet indispensable printemps-là.

  3. Serge Says:

    Merci Ile pour ces mots auxquels j’adhère ! Je me fais plus rare ces temps-ci car je ne veux rien manquer du printemps qui s’installe dans ma belle vallée.

  4. machinn Says:

    La poésie ne nous rapproche-t-elle pas de la réalité ?

    • Serge Says:

      Je ne sais pas trop mais en tout cas, personnellement, je n’ai aucun souci avec l’imagination ni même l’illusion, celles de l’art tout du moins. J’aime assez cette idée que l’art augmente le réel mais la réalité, comme la vérité, c’est parfois, somme toute, un concept très subjectif. En tout cas, Caroline, j’aime la réalité de votre poésie !

  5. Marcel Says:

    ÉTERNELLE AFFAIRE de Caïn et Abel, du nomade et du sédentaire… Le nomade ayant besoin d’espace matériel, le sédentaire se contentant de son espace intérieur…

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